"Jouer avec le Feu"
au Musée des Beaux-Arts d'Orléans et dans la ville
Orléans, France

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"La Sauterelle", 2023-2024. © Creten Studio et Gerrit Schreurs / Courtesy Creten Studio, Perrotin et Almine Rech
"Johan Creten. Jouer avec le feu"
Du 23 mars au 22 septembre 2024 dans le musée des Beaux-Arts
Du 23 mars 2024 à l'été 2025 dans la ville

Le Musée des Beaux-Arts d’Orléans invite pour sa deuxième exposition de sculptures monumentales le sculpteur de renommée internationale Johan Creten à investir l’espace public et le musée.

L’exposition Johan Creten. Jouer avec le Feu, la plus grande jamais consacrée à l’artiste belge, réunit 120 oeuvres (dont onze dans l’espace public) et s’articule en deux volets qui mettent en lumière l’évolution artistique de Creten en entrant pour la première fois dans son processus créatif, à partir des sculptures présentes dans la ville et dont le visiteur découvre au musée la fabrique à travers les dessins, études préparatoires et variantes.

Artiste aux médiums multiples, de la céramique au bronze, Johan Creten réunit quarante ans de production qui écrivent la genèse de son œuvre. Cette immersion captivante offre une exploration approfondie de son travail, dévoilant des décennies d’inspirations et de créations à travers ses œuvres emblématiques et de nouvellespièces.

Elle permet également au public de pénétrer au cœur du travail de l’artiste en prenant part à ses réflexions. Après une première approche ludique dans l’espace public, il est amené à découvrir au musée le long processus d’élaboration des formes et les thèmes sous-jacents: violences scolaires, racisme, intolérance, urgences sociales.

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"Odore di Femmina - A Lucky Bird on a Red field" et "Odore di Femmina - A Lucky Bird on a Blue field", 2021-2022. © Creten Studio et Gerrit Schreurs / Courtesy Perrotin
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"Odore di Femmina - A Lucky Bird on a Blue field", 2021-2022. © Creten Studio et Gerrit Shchreurs / Courtesy Perrotin

La première rencontre du visiteur avec l’œuvre de Johan Creten se fait dans l’espace public, où l’artiste investit jusqu’à l’été 2025 les rues d’Orléans avec dix sculptures monumentales en bronze qui s’installent sur les places, dans les cours, les parcs et devant la majestueuse cathédrale. A côté d’œuvres célèbres, comme la grande Chauve-souris, déjà présentée à Rome à la

Villa Medicis, et à Paris devant le Petit Palais, l’exposition dévoile des fontes inédites réalisées pour l’exposition, comme La Grande Sauterelle et La Mouche Morte dont la présence imposante amorce un dialogue artistique empreint de discours écologique. L’exposition contribue à démocratiser l’accès aux œuvres originales par le biais du hors les murs.

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"La Mouche Morte", 2023-2024. © Creten Studio et Gerrit Schreurs / Courtesy Creten Studio, Perrotin et Almine Rech

Les quatre cabinets d’arts graphiques du musée permettent d’entrer dans le processus créatif de Johan Creten en réunissant les dessins inédits et études préparatoires, en terre ou en bronze.

Ces 73 dessins, qui sont autant de pistes explorées par Johan Creten, sont confrontés aux études préparatoires permettant de suivre le travail mené depuis les années 80 jusqu’à nos jours. Pour la première fois, l’artiste ouvre ses cartons à dessins pour révéler ses longues recherches sur le papier, qui précèdent parfois de plusieurs décennies la réalisation de ses oeuvres les plus célèbres, La Chauve- souris, La Mouche morte ou les Gloires. Ils sont accompagnés d’objets, de maquettes et d’études en céramique et en bronze qui dévoilent les racines profondes des principales sculptures de l’artiste, offrant un témoignage visuel unique de son évolution artistique, jusqu’alors peu abordé dans les expositions qui lui ont été consacrées. Un ensemble de sculptures en céramiques complète cette exploration au gré du parcours des collections, en dialogue avec les œuvres du musée. Les thèmes abordés, à la fois les violences corporelles et sociales, l’intolerence et le racisme, traduisent les violences profondes qui irriguent l’enfance de l’artiste et renaissent sous une forme cathartique dans des œuvres comme Odore di Femmina, Les Femmes sans ombres ou Les Coqs.

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"When I am good I am very good, but when I am bad I am better [Quand je suis bon je suis très bon, mais quand je suis mauvais je suis meilleur]", 1996. Collection de l'artiste

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